Deux fois par jour, un train, relie la petite ville serbe de Zvecan, située dans le nord du Kosovo, aux enclaves serbes disséminées dans le centre de la province.
À Priluzje, une enclave importante où vivent plus de 2000 Serbes et Roms, l’arrivée du train constitue chaque jour un événement. Une femme rom avec son sac de cannette vide qu’elle sort du wagon à Kosovo Polje (Fushe kosove en albanais) qui était parti de Zvecan débarque ainsi, avec le stock qu’elle a ramassé la veille, pour les revendre a un grossiste du coin.
À l’approche de Kosovo Polje, les visages se font plus tendus. Il reste une dernière épreuve à franchir pour les passagers serbes du train: gagner le quartier serbe de la bourgade, qui se trouve à plusieurs centaines de mètres de la gare. Deux heures plus tard, le train revient d’Urosevac, pour repartir en direction de Zvecan. Trois jeunes Roms prennent possession d’un compartiment, des réfugiés de Plemetina, desservi par le train.
Maintenant, le train devient presque un train normal.
Le personnel est composé d’albanais et des Serbes.
Twice a day, a train links the small Serbian town of Zvečan, located in northern Kosovo, with the Serbian enclaves scattered across the center of the province.
In Prilužje, a major enclave home to more than 2,000 Serbs and Roma, the arrival of the train is a daily event. A Romani woman steps off the carriage at Kosovo Polje (Fushë Kosovë in Albanian), having boarded in Zvečan, carrying a bag full of empty cans she collected the day before, which she plans to resell to a local wholesaler.
As the train approaches Kosovo Polje, faces grow more tense. One final ordeal remains for the Serbian passengers: reaching the Serbian quarter of the town, located several hundred meters from the station. Two hours later, the train returns from Uroševac and heads back toward Zvečan. Three young Roma take over a compartment refugees from Plemetina, a settlement served by the line.
Now the train becomes almost a normal train.
The staff is made up of both Albanians and Serbs.